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La loi HPST et les pharmaciens

Les titulaires de pharmacies d'officine et la loi HPST : quel degré de sensibilisation ?

loi-hpstLa loi HPST, tout le monde connaît, depuis le temps qu'on en parle ! Tout le monde ? A l'heure de la parution le 6 mai 2012 au Journal Officiel de la convention nationale entre les pharmaciens et l'Assurance maladie, Publipharm a voulu en savoir plus sur l'état d'esprit des officinaux. Sont-ils prêts pour leurs nouvelles missions ?

"C'est le moment d'en parler"


C'est frappant. A la question "  Êtes-vous au courant des dispositions de la loi HPST concernant les officines ? "

L'ensemble des titulaires interrogés disent avoir une idée très partielle ou très floue des nouvelles dispositions de la loi.

Parfois ils pensent en connaître " les grandes lignes ", parfois " rien du tout ". Pour l'un d'entre eux, la loi n'est même pas encore votée ! Cet autre, responsable d'une grande pharmacie parisienne, lance un brin agacé : " Je ne sais même pas ce que veulent dire les initiales HTP… ". Selon lui, cette loi, c'est une " usine à gaz créée pour complexifier inutilement ", et d'ajouter : " On n'a déjà parfois à peine le temps de servir de l'aspirine, ce n'est pas pour recevoir des patients dans un bureau ! ".

actualite-pharmacie-Ce qui ressort de notre enquête à cet endroit, c'est que les pharmaciens reconnaissent avoir une méconnaissance des modalités pratiques de leurs nouvelles missions. Ils se jugent insuffisamment informés - bien qu'ils reconnaissent que par manque de temps, de curiosité mais aussi par prévention ou par a priori, ils n'ont pas fait l'effort de se documenter. Ils disent le faire. Nous avons entendu que l'essentiel de leurs sources d'information provient des revues ou des journaux spécialisés ou pas et des sites internet de la profession (ceux de l'Ordre ou des syndicats).

actualite-pharmacie-En conséquence, il leur est bien difficile de répondre à cette deuxième question : " Voyez-vous des contraintes dans la mise en place de la loi, et si oui lesquelles ? ". L'accueil et le suivi, les besoins et les attentes de patients tels : diabétiques, asthmatiques, hypertendus, en chimio… commandent la création d'un espace confidentiel dédié. Or, nos interlocuteurs disent en avoir déjà un, où ils dispensent depuis longtemps conseils et suivis de prescription. . Bien sûr, pour certains, des travaux d'aménagements sont à venir. Pour d'autres , le manque d'espace - ou d'argent - fait qu'ils n'en n'ont pas. Alors, aujourd'hui, la réflexion sur les réelles contraintes ou non liées à l'évolution de leur métier, viendra le moment venu.

Quels apports positifs voient-ils pour les patients dans la dispensation de conseil et d'accompagnement ? Nos interlocuteurs se disent en majorité " dubitatifs ", " attendent de voir ", " n'attendent rien de nouveau " des dispositions de la loi. Ils réaffirme dispenser déjà conseil et suivi. L'un d'entre eux pense qu'à terme, une fois l'information des nouvelles missions du pharmacien bien passée auprès du public, ce sera un " plus " pour la profession qui se positionnera comme acteur de premier rôle pour la santé et le suivi médical.

actualite-pharmacie-Les pharmaciens vont être payés pour leur conseil ou leur suivi thérapeutique. Mais savent-ils quelle est la rémunération par acte ? Ici encore, et c'est peut-être le plus surprenant de notre enquête (bien qu'en cohérence avec les résultats de la première question), les chiffres donnés varient entre " je ne sais pas ", " 4 € ", " entre 18 et 22 € ", " 20 € ". Sans doute la nouveauté de la rémunération à l'acte, et sa toute fraîche mise en application est-elle à mettre sur le compte de ces écarts.

Qu'en sera-t-il de la marge bénéficiaire ? Le scepticisme domine. Les pharmaciens répètent dispenser déjà des conseils gratuitement, donc, cela ne devrait rien changer pour eux.

Or, une rémunération à l'acte devrait être un plus ? S'ils reconnaissent bien que les dispositions de la loi sont certes de nature à les aider, les officinaux doutent cependant de leur productivité.

Aujourd'hui leur marge ne cesse de diminuer. En quelques mois, elle est passée de 2,5 % à 1 % pour " les vignétés". Ils pensent que la loi est un " mécanisme de compensation " qui ne devrait qu'au mieux limiter leur baisse de revenu. Il ne pourrait bien n'être qu'un " détournement " ? Pour le dire plus prosaïquement " ce qu'on prend d'un côté (la baisse), on le récupère de l'autre (les nouvelles missions) ".

actualite-pharmacie-Au final, ce ne pourrait qu'être " un calcul à somme nulle ". Par ailleurs, beaucoup craignent que l'extension de leurs prérogatives empiète sur le domaine des médecins, au point de risquer " se les mettre à dos ". L'un des interrogés regrette même à cet égard l'absence de concertation en amont : " Les syndicats, ont voulu cette réforme, je suis syndiqué, j'ai dit ce que je pensais… ", plaide-t-il. D'autres, au contraire, voient dans la dispensation de conseils, une bonne manière de " quitter le comptoir bête et méchant pour passer plus de temps avec les clients. A terme, ajoutent-ils, cela devrait se ressentir sur la clientèle et sur l'affluence qui aura à cœur de venir vers nous ". En quelque sorte précise l'un d'entre eux " c'est elle qui nous accordera un " label ".

A nouveau métier, nouvelle formation (d'ailleurs obligatoire), qu'en pensent nos " sondés "?
L'évolution, l'adaptation des logiciels sera déjà de nature à les aider pour leur gestion, mais en ce qui concerne leurs compétences professionnelles, s'ils s'estiment déjà formés, ils reconnaissent en général qu'une ou plusieurs sessions spécifiques devraient être nécessaires pour qu'ils puissent remplir pleinement leurs nouvelles missions ; pour eux, pour leur équipe, pour les préparateurs. Nous avons parfois noté une " certaine " critique quant à la qualité de cet enseignement complémentaire : " Avez-vous déjà assisté à une formation chez… (ici, le nom d'un organisme connu) eh bien, allez-y pour voir ! " ), nous lance un interlocuteur. Une formation pour former les formations serait-elle parfois bien venue ? (Sourire.)

actualite-pharmacie-En synthèse : d'une manière générale, les pharmaciens qui ont volontiers répondu à nos questions, ne semblent pas piaffer d'impatience devant la mise en application des dispositions de la loi HPST. Ils attendent d'en savoir plus pour " se faire une idée " et d'en " mesurer les effets " par rapport à leurs clients et patients, sur leur gestion comme sur leur marge.
Autre enseignement, une communication ciblée, une mise à disposition aisée d'informations claires, pratiques, " exploitables " sont des besoins attendus, à l'évidence indispensables. Les satisfaire devrait faciliter la profession à s'engager résolument dans cette voie tracée par les acteurs de santé. Gilles Bonnefond, président de l'USPO, l'a affirmé dans un entretien accordé à Publipharm lors du récent salon Pharmagora : " Cette réforme, les pharmaciens l'ont voulue ".

Nul doute qu'il faille aussi les accompagner dans sa mise en œuvre. L'Ordre national des pharmaciens, quant à lui, n'est-il pas en train de montrer l'exemple, grâce - notamment - à la large diffusion d'un film pédagogique ? " La loi HPST, c'est le moment d'en parler ! "

Pour visionner le film de l'Ordre (cnop) cliquez sur le lien ci-dessous :

La loi HPST Hôpital, Patients, Santé et Territoires

et

BONNEFOND Gilles president de l UPSO

En rappel, le texte de la loi HPST est paru au Journal Officiel le 22 juillet 2009.
Les décrets concernant les officinaux ont été signés le 23 mars 2011.
La convention nationale entre les pharmaciens et l'Assurance maladie fixant les modalités de leurs nouvelles missions de conseil a été signée le 4 avril 2012

Pour en savoir plus sur la loi HPST et son application pour les officinaux :
Lien pour la Version consolidée à jour

(Voir en particulier TITRE II : ACCES DE TOUS A DES SOINS DE QUALITE Articles 36, 38 et 51.)

Se reporter aussi à l'arrêté du 4 mai 2012 et sa parution au Journal Officiel du 6 mai 2012 portant approbation de la convention nationale organisant les rapports entre les pharmaciens titulaires d'officine et l'Assurance maladie.

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