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L’Art-Thérapie Moderne

Mireille WeinlandMireille Weinland, Artiste plasticienne, formatrice en art-thérapie vous propose:

Définition de l’art-thérapie moderne (Paramédicale) Ecole d’art-thérapie de Tours (Lille, Grenoble, Poitiers, Lyon) « Exploitation du potentiel artistique dans une visée humanitaire et thérapeutique »
A l’opposé se situe l’art-thérapie traditionnelle (psychothérapeutique)

Dans le contexte contemporain, le concept d’art thérapie introduit une contrainte : celle de définir clairement le terme « art. » Soit nous l’isolons du champ thérapeutique et nous nous heurtons à toutes les définitions qui ont jalonné son histoire, avec comme échappatoire, l’idée qu’il n’est plus définissable ; soit, nous en faisons un concept intemporel et décidons d’un modèle d’où découlera  théorie et méthode. Tout dépend donc, de la place qui lui est octroyée.
Docteur en arts plastiques, j’ai enseigné de 1984 à 2013  l’art thérapie à des étudiants de licence 2 et 3 ( UFR d’Arts plastiques et Sciences de l’Art) Paris 1 et VIII). Cet enseignement est une réflexion critique autour des rapports de l’art et de la thérapie : théorie et pratique. Il sensibilise  l’étudiant à la relation d’aide et lui permet d’intégrer (après avoir effectué un stage en milieu sanitaire et social) une formation professionnelle.
Cet enseignement, et mes interventions comme formatrice, directrice de mémoire, sont nourris de mon expérience, et de mes rencontres : plasticiens, professionnels de la culture, thérapeutes…en accord ou non avec nos approches théoriques,  Ils ouvraient la voie à une recherche plus affinée.

MireilleWeinland 1Dans un premier temps, j’ai enseigné l’art-thérapie traditionnelle : Henryka Lesniewska, psychologue et peintre, art thérapeute auprès des personnes atteintes, notamment, de la maladie d’Alzheimer, m'a accompagnée durant trois années, nous avons dispensé le modèle théorique basé sur la psychothérapie, sans négliger pour autant, une réflexion approfondie concernant les effets de l’art sur l’être humain.
. Néanmoins je me suis peu à peu éloignée d’une certaine idée de l’art thérapie, à sortir de la pensée psy, pour mettre en valeur sa spécificité, liée au phénomène artistique  et me relier à l’École de Tours pour laquelle l'art thérapie c'est  « l’exploitation du potentiel artistique dans une visée thérapeutique et  humanitaire » Définition que j'adopterai, puisqu’elle met en exergue le pouvoir de l’Art. Néanmoins, mon statut de plasticienne, s'il me relie à ce modèle paramédical, me permet également de travailler en collaboration avec différents courants, où je présente une réflexion sur le lien couleur et thérapie.  Il me tient à cœur de garder mon indépendance, tout en gardant la même ligne de conduite, voguant ainsi à la frontière des parties en présence.

S’interroger sur l’art-thérapie,  nécessite une double approche ; celle de la définition de l’art depuis ses origines, en en repérant les points forts, et celle de la définition de l’art en art thérapie. Cette dernière semble avoir fait défaut lors de la création du concept, entraînant quelques dérives et spéculations quant à sa fonction.
L’art thérapie étant à la croisée des chemins, elle complexifie ainsi le champ de la .recherche. Tant par la dualité du concept dérangeant puisqu’il interroge les classifications et les définitions, que par des a priori, des confusions brouillant les pistes et creusant le fossé entre les protagonistes, qu’ils soient issus du champ de l’Art et de la culture ou du médical.

Nous situons l’art, en tant que savoir-faire, et ici il se place du côté de l’art thérapeute, L’art thérapeute est un praticien de l'art, le mot « art » implique bien une compétence dans ce domaine, l’art de l’art thérapeute maîtrise « l’ensemble des règles et techniques » d’une ou plusieurs activités artistiques. Grâce à son expérience du processus créateur et sa connaissance des effets de l'art, les ayant éprouvés, il choisit les outils artistiques susceptibles de provoquer un mouvement, un déclic. L’art est (aussi) « une aptitude à faire » et donc en ce qui concerne l’art thérapie, une aptitude à faire surgir quelque chose qui est de l’ordre de la vérité du sujet

Questionnement : En quoi l’art est-il thérapeutique et/ou l’art est-il thérapeutique en soi ? De quel art s'agit-il ? Quel rôle l'artiste joue t-il ? Est-il patient ou thérapeute ?
Il importe donc de rester vigilant : le plaisir de faire, de voir surgir  quelque chose de l’ordre de la mise en forme, peut parfois faire émerger l’inattendu, allant dans un sens positif ou négatif « …l’art est susceptible de faire remonter des affects douloureux et de provoquer de pénibles prises de conscience (Weinland, 2004).
A l’intervenant, au fait des effets de l’Art  sur l’humain, de veiller à ce que le patient puisse en retirer une gratification, se sente «tiré vers le haut, » le tout en vue d’une meilleure qualité de vie.
L'art thérapeute peut être envisagé comme un artiste, formé à la relation d’aide, adapté aux besoins du patient et étant à même de répondre aux questions d’ordre esthétique et technique souvent posées par les sujets.  Il est pressenti comme un « guide dans l'avancée créatrice » du patient et l’art et l’esthétique (le jugement du patient sur sa production) sont considérés comme des processeurs thérapeutiques.
Parmi nos partenaires, je dois citer, de ce fait, Culture&hôpital, par l'intermédiaire de Dominique Spiess, sa présidente, qui depuis 2009, mobilise nombre d'étudiants tout en intervenant dans nos manifestations. Cet échange qui ne renie pas l'art thérapie a ouvert à la voie à de nombreux possibles tels des stages auprès de personnes âgées dépendantes et événements comme « Les couleurs du quartiers » où des étudiants s'investissaient durant toute une journée, auprès des personnes âgées ou polyhandicapées, qui ainsi sortaient de leur institutions afin de participer à divers ateliers.

Actuellement nous sommes sur un projet d’envergure, inter EHPAD et ACCUEIL DE JOUR, afin de créer un Livre d’artistes, en tissu pour répondre au thème de la journée des couleurs du quartier  23 mai 2016, Le Vêtement.
L’art thérapie ne peut être exclu du champ de la culture, tout comme nous devons tenir compte de la culture du patient, de ses goûts, de son environnement.
La formation

L’enseignement de l’art-thérapie moderne, qui siège en fac de médecine, devient de plus en plus pointu et bien que nous soyons dans le sensoriel et l’émotionnel, exige une approche scientifique.

MireilleWeinland 2

La première année (certification) se conclue par un mémoire, basé sur une ou deux études de cas, amenant également une réflexion sur un problème particulier.
La deuxième année (DU) se clôt par un article scientifique et le titre d’art-thérapeute.
Une étude de cas comprend : une anamnèse du sujet, l’état de base puis l’élaboration du processus de soin (objectif principal, objectif intermédiaire, faisceau d’items, items)
En suivra pour chaque patient, une fiche d’observation, d’évaluation (d’auto-évaluation si possible) un bilan général. Le tout finalisé par des diagrammes représentant l’évolution (mais également, les stagnations, ou retours en arrière.) de la personne (malade de surcroit pour reprendre l’expression de Richard Forestier (Le métier d’art-thérapeute, Favre édition)
Le sujet doit présenter si possible un intérêt pour la pratique artistique. En sachant que l’art-thérapie a néanmoins ses limites.
L’art-thérapie n’est pas un diplôme reconnu par l’état, ce qui donne lieu à des dérives (coloriages entre autres)
Il existe d’autres formations, d’autres modèles (Association Régionale d’Art-thérapie du Nord Pas de Calais, INECAT, Les PINCEAUX, un MASTER à Paris V également une formation  par correspondance, essentiellement à Paris VIII Avignon…


La guilde des arts-thérapeutes, diverses délégations de jeunes art-thérapeutes dirigeant des recherches, (art-thérapie moderne) et la FFAT (Fédération  française des art-thérapeutes) qui accrédite certaines formations, s’efforcent de faire reconnaître l’art-thérapie et organisent des colloques.
Pour conclure, après ce qui n’est qu’un survol :
« Chaque modèle théorique est en devenir, l’époque, les nouvelles technologies, pratiques artistiques et pathologies nous incitent à porter un regard autre, non sur le principe de base, mais sur la façon de s’adapter à cette réalité. Les buts poursuivis par ces deux orientations, sont similaires. En ne négligeant ni le processus (la mise en acte) ni le potentiel de l’art (expressif, éducatif et relationnel), ni l'impact psychologique, comme soutien de la théorie, une nouvelle identité pourrait émerger. »  
Ce point de vue a été défendu lors du colloque de l’Uqat au Québec.¹ s’interrogeant sur les identités de l’art thérapie.

Mireille Weinland

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